Final Cut **
A mi-chemin entre l'excellent "Bienvenue à Gattaca" et "La mort en direct" (très bon film français de Bertrand Tavernier avec Romy Schneider), "Final Cut" démontre une nouvelle fois que Robin Williams peut être un bon acteur dans un registre autre que celui de la comédie. Et il faut croire que le thème de l'image l'inspire : après avoir inquiété les foules en employé d'un labo-photo maniaque dans "Photo Obsession", le héros de "Mrs Doubtfire" campe cette fois un monteur de films chargé de créer des "Rememory", films réalisés après la mort, à partir des images enregistrées par une puce greffée dans le cerveau, autrement dit : les films d'une vie. Rien n'y échappe : la sortie du ventre de la mère, les jeux sur la plage enfant, les heures de sommeil, de repas ou de sexe... Chacun aimerait pouvoir effacer certains souvenirs, des zones d'ombre dont on n'est pas très fier. Pas de souci, le personnage de Robin s'en charge : il crée un résumé parfait de notre vie.
Robin Williams se la joue sobre, efficace : parfait. Le thème lui aurait sans doute mérité un meilleur développement. L'idée est bonne mais l'alchimie ne prend pas, on ne ressent ni l'angoisse science-fictionnelle qu'inspirait "Brazil" ni l'émerveillement enfantin que nous procuraient les gadgets de James Bond... On sort de la séance avec une impression de gâchis : "Peut mieux faire" aurait sans doute écrit l'institutrice d'Omar Naïm, le réalisateur, sur son bulletin de notes. Les fans d'anticipation ou de Robin Williams ne laisseront pas passer "Final Cut", les autres pourront s'en passer..."Final Cut" de Omar Naïm, avec Robin Williams, Mira Sorvino et Jim Caviezel


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