5.3.05

Mon beau-père, mes parents et moi *

Personne ne se demande si l'humour juif existe, Woody Allen en est la preuve. Personne ne se demande non plus si l'humour britannique existe, les Monthy Pythons en sont la preuve. En revanche, on ne sait toujours pas si l'humour français ou l'humour américain existent.
Si c'est le cas, une seule chose est sûre : ils n'ont rien à voir.

"Mon beau-père, mes parents et moi" n'est que l'énième preuve de l'existence d'un cinéma américain (à défaut d'un humour) efficace, calculé, conçu pour arracher un sourire (ou un fou-rire pour les mieux lunés) mais sans prétention aucune.
Vite vu, vite apprecié, vite oublié. Un peu comme un déjeuner pris dans un fast-food entre deux réunions...
Et si dans ce film on ne pourra que souligner la performance de Barbra Streisand, Dustin Hoffman et Robert -"You fuck my wife"- Deniro ainsi que le plaisir de les voir rassembler à l'écran, on ne pourra qu'être désolé par ce manque d'originalité et de créativité flagrant. On imagine les nombreux cinéastes qui se taperont une main moite sur le front en signe de désolation en imaginant le film qu'ils auraient pu voir avec un tel casting. Ils ne sont pas les seuls, certains spectateurs aussi.

"Mon beau-père, mes parents et moi" de Jay Roach, avec Ben Stiller, Dustin Hoffman, Robert Deniro, Barbra Streisand et Blythe Danner.